ATTENTION, SITE EN CONSTRUCTION !!

En attendant de voir le film sur le site internet, le marcheur pourra visualiser le processus (de montage) en cours via l'interface du logiciel WE sur son Iphone.

En voici une simulation.




Quelques mots sur les films...

Voici ce que nous avions décrit comme visée artistique au départ de la recherche. Ces lignes restent valables au jour d’aujourd’hui, elles continuent donc de servir de « guide ».

Le film résultant est une interprétation automatisée du parcours réalisé dans un espace urbain par un visiteur qui n’a pas de connaissance préalable des médias existants. Au moment de visionner son film, le visiteur - devenu spectateur - devrait pouvoir sentir que la forme du film correspond à la forme de son parcours; en effet, toute la base de l’analyse du parcours par le moteur de montage vise à garantir cet aspect très important: la forme du parcours détermine la structure du film résultant; la logique du parcours dessine quant à elle la structure causale, liée à une continuité thématique établie comme ossature fondamentale.

Le résultat ne sera donc pas une illustration didactique de ce qui existe dans l’espace urbain ou une visite touristique de la ville, mais une somme de propositions artistiques reliées par une logique de couplage des médias via une expérience individuelle sur le territoire urbain.

Il est important de préciser qu’il ne s’agit de pas de substituer un monteur par un marcheur; il est évident qu’un film conçu par un monteur (réalisateur) sera bien plus précis et maîtrisé - mais le projet entend questionner le statut de l’auteur, et par là même ouvrir le champ des possibles dans l’hybridation du cinéma avec les nouvelles technologies.

Ceci étant posé, il est important de noter ici que le marcheur a une véritable responsabilité (celle de générer un film à partir d’une base de données, qui, sans lui, ne fera rien toute seule) et qu’il s’agit donc de lui donner un statut de co-auteur dans le cadre du dispositif. Cet enjeu est développé dans les pages qui suivent.

Malgré « l’augmentation » du film en objet lié à une expérience (le parcours) et intégré dans un cadre de présentation multipiste (le site internet), nous resterons très attentifs à ne pas noyer le propos, mais au contraire à provoquer une adhésion (pour ne pas dire identification) tant au niveau du contenu que de la forme. La question qui existe en filigrane dans ce projet est celle de la limite de « l’effet cinéma ».

Bien que l’on puisse imaginer d’autres contenus ou genres cinématographiques capables de fonctionner dans le dispositif proposé (voir pour cela le chapitre 10 sur l’état de l’art), il nous semble judicieux de choisir le sujet qui favorise la combinaison entre le fond et la forme: comme la situation de dérive va se dérouler sur le territoire urbain, la ville va tout naturellement devenir notre sujet, notre matière première.

Ce territoire est donc en même temps « l’interface de navigation » et sujet premier des médias qui seront ensuite rassemblés pour donner un résultat narratif cohérent dans un genre qui nous semble tout approprié : l’essai documentaire.

En effet, ce genre est suffisamment précis (on est dans un film documentaire avec un sujet déterminé) tout en étant ouvert et propice aux expérimentations (l’essai).

Il faut peut-être rappeler ici que les films ne se construisent pas à partir de scénarios mais à partir de liens et combinaisons potentielles et multiples imaginées lors du tournage et consolidés (ancrés à même les médias à travers les métadonnées) lors du moment de l’indexation.

En résumé, les films vont proposer une série de portraits de La Ville, réalisés à travers l’analyse des parcours, qui abouti à des résultats à chaque fois différents – et non d’une illustration objective et toujours identique de la portion de ville à travers laquelle le visiteur a déambulé (Google Earth et consorts font ça très bien).
La différence est de taille : il ne s’agit pas de retranscrire plus ou moins exactement ce que le visiteur a vu (ou aurait pourrait voir), mais de lui donner une vision décalée, le point de vue artistique est réfléchi d’un réalisateur, en contrepoint de ce que cet espace contient comme possibles, comme données « underground » qui sont composées des contenus réalisés lors des tournages.


Film-objet: nous reçevons habituellement les films comme un flux, une continuité qui passe sans laisser de traces autres que sensorielles ou intellectuelles. Dans le cadre de ce projet, le résultat est la traduction d’une forme géométrique (le parcours) sur une base de médias: le visiteur génére bien un flux narratif sous forme d’un film qu’il pourra voir, mais ce film reste manipulable comme un objet et lié à un ensemble de données (parcours, métadonnées) et de représentations de celles-ci (cartographiques, iconographiques etc). Il faut marcher pour générer, toucher l’Iphone pour visualiser le processus en cours, manipuler l’objet film: plus le spectateur s’implique physiquement et émotionnellement, meilleure sera l’expérience.

Pour résumer, on peut prendre une image venant de la physique des particules: le projet consiste à créer une chambre à médias (à bulles) sur laquelle est projetée un parcours (un faisceau de particules) qui va créer un film (une explosion, une image)...