BASE DE DONNEES MEDIA

En tant qu’espace artificiel contenant des données et des métadonnées (les données sur les données) bien réelles, notre base de données média est autant le cerveau (mémoire de stockage) que l’organisme (mémoire des règles); elle est le fondement pour la construction des films mais ne peut rien produire toute seule.

Il lui faut en effet appliquer une continuité logique pour combiner les médias dans un but narratif : il serait par exemple possible, en convertissant un parcours dessiné sur la carte en données géolocalisées, de produire un film, mais il nous semble important de fonder la “trajectoire” du film sur un véritable chemin qui prenne vie dans les contraintes et possibilités du territoire urbain.

En outre, il faut bien visualiser le fait que les médias vont tous avoir une « adresse » spatiale unique : chaque élément va exister en lien avec une portion de territoire sur la carte, et donc d’une certaine manière ajouter une dimension (médiale) à l’espace réel.

sao paolo

Sao Paolo lines

Manière de procéder à la saisie des données (une première proposition de méthodologie d’indexation de médias) :

1 – indexation formelle : données « objectives » comme la durée, le nom, coordonnées spatiales du lieu de tournage, etc
2 – indexation conceptuelle : données « subjectives » comme l’appartenance au territoire sensible, les coordonnées spatiales de l’emplacement du média, l’appréciation, les critères narratifs etc. Cette partie est spécifique au projet et nécessite donc une adaptation précise.
3 – indexation visuelle / sonore : analyse de l’image et / ou du son, tant au niveau du contenu (objets / sujets représentés) que de ses caractéristiques formelles (luminosité, rythme, dominante de couleur etc). Cette partie est optionnelle et ne pourra s’implémenter que si l’on peut réutiliser un “moteur” open source développé par un autre projet de recherche par exemple (voir dans ce contexte le projet de recherche en cours à Bâle).

Une partie de la saisie pourra se faire de manière automatisée (données « voyageant » avec les médias à travers des fichiers XML ou dans les métadonnées des fichiers QuickTime - comme par exemple le lieu et la date de tournage ou la durée du média tel que défini dans l’interface de montage) ; le reste devra être entré à la main et donc demander des compétences et une responsabilité analytique forte.

Voici en téléchargement un document de travail qui détermine les champs, les listes ainsi que les types d’analyses et de règles nécessaires.

TOKYO

Tokyo sky

Un peu de technique.

Nous avons mis en route une base de données en MySQL - Lionel Tardy a démarré ce chantier avec comme base deux exports de données venant de Final Cut Pro: un fichier XML et un fichier Lot.
C’est sur base des informations contenues dans ces deux fichiers qu’il a mis en place un système d’import (XML et Lot) pour pouvoir ensuite “tagger” les médias en fonction des besoins.
Nous avons ensuite migré cette base sur un serveur à Genève et traduit la base sous PostGreSQL (meilleure solution surtout pour l’intégration de données géographiques). Pour les détails concernant le CMS, voir la page méthode d’indexation.

Il existe plusieurs types ou systèmes de bases de données qui peuvent servir comme guide :
- BDD relationnelle
- BDD conceptuelle (sémantique)
- BDD multimédia
- Topic Map
- Ressource description Framework (RDF)