LE SUJET ET LE GENRE

Bien que l’on puisse imaginer d’autres contenus ou genres cinématographiques capables de fonctionner dans le dispositif proposé (voir pour cela la page de l’état de l’art), il nous semble judicieux de choisir le sujet qui favorise la combinaison entre le fond et la forme : comme la situation de dérive va se dérouler sur le territoire urbain, la ville va tout naturellement devenir notre sujet, notre matière première.

Ce territoire est donc en même temps l’interface de navigation et sujet premier des médias qui seront ensuite rassemblés pour donner un résultat narratif cohérent dans un genre qui nous semble tout approprié : l’essai documentaire.
En effet, ce genre est suffisamment précis (on est dans un film documentaire avec un sujet déterminé) tout en étant ouvert et propice aux expérimentations (l’essai).
Il faut peut-être rappeler ici que les films ne se construisent pas à partir de scénarios mais à partir de liens et combinaisons mises en place lors du tournage et consolidés (ancrés à même les médias à travers les métadonnées) lors du moment de l’indexation.

Les films vont proposer une série de portraits de La Ville, vus à travers le filtrage des postures d’approches choisies par le visiteur lors de son parcours – et non d’une illustration de la portion de ville à travers laquelle le visiteur a déambulé (Google Earth et consorts font ça très bien).
La différence est de taille : il ne s’agit pas de retranscrire plus ou moins exactement ce que le visiteur a vu (ou pourrait voir), mais de lui donner une vision décalée, en contrepoint de ce que cet espace contient comme possibles, comme données « underground » qui sont composées des contenus explicitées dans la page Types de contenu.

Berlin