ENJEUX

Sur cette page, nous avons essayé de condenser la plupart des enjeux qui sont abordés ailleurs sur ce site; il s’agit avant tout d’une liste qui permettrait de visualiser les points d’intérêt et les questions que ce projet se propose d’aborder, en donnant quelques pistes de travail concrètes.

ENJEUX ARTISTIQUES

Explorer les formes narratives “ouvertes”, en particulier celles dont la structure causale et formelle est dépendante d’un parcours dans un espace réel.
→ Expérimenter et mettre en œuvre une méthode adéquate pour les tournages;
→ Établir et éprouver une méthode d’indexation sémantique des médias (déconstruire pour mieux pouvoir construire);
→ Simuler puis mettre en œuvre un dispositif qui synthétise et lie les diverses parties formelles et narratives entre elles (garder une “mémoire vive” - dans tous les sens du terme - tout au long du processus de création autant que lors du processus de réception);
→ Permettre et stimuler la dimension ludique du projet tout en se basant sur un propos fortement lié au quotidien urbain (le récit prend littéralement pied dans le quotidien).

Questionner la place de l’auteur, en regard à “l’abandon” de l’auteur unique que ce projet présuppose.
→ Préciser les cahiers de charges de chaque auteur (réalisateur, monteur-indexeur, visiteur), permettre un “passage de témoin” dynamique et responsabilisant entre chaque partie prenante. Se poser la question sur la viabilité de l’auteur “diffracté” ou “éclaté”…

Interroger la “Machine Cinéma”, principalement sur la notion de récit (en particulier du récit documentaire), de l’identification et de l’appropriation (notre relation au mondes des images), du point de vue (la question de l’auteur développé ci dessus) ou en relation aux chambardements technologiques et stratégiques qui s’opèrent autant du côté de la production que de la diffusion.
→ Expérimenter et proposer un mode de récit qui fonctionne dans l’ensemble du projet et comme proposition artistique présentable;
→ Permettre et stimuler principalement l’appropriation de médias par le visiteur;
→ Pousser chaque auteur-réalisateur à préciser et condenser son rapport au territoire ainsi qu’au projet (dans son ensemble et face à tous les médias réalisés par d’autres auteurs).

shanghai 01

ENJEUX TECHNICO-SCIENTIFIQUES

Coupler, dans un processus continu, des technologies (software et hardware) qui ne sont pas forcément conçues pour ce qu’on va leur demander, ni pour dialoguer ensemble.
→ Adapter, développer des ensembles logiciels-matériels sur base de solutions open source et compatibles avec des standards internationaux;
→ Tirer le maximum de l’utilisation des métadonnées lors des tournages et de la phase d’indexation (profiter de la technique et non la subir)
→ Proposer un système de présentation et de diffusion de films qui exploite un maximum les développement du web actuel (web sémantique; RIA etc).

Traduire et faire interagir des flux d’informations et de communication (GPS; métadonnées générées automatiquement etc) avec des éléments qui ne sont ni information ni communication (les médias audio-visuels)
→ Développer des scripts ou un logiciel dédié permettant d’aboutir aux films-objets, en l’occurrence : créer et automatiser partiellement le processus d’indexation de données, analyser le parcours et traduire cette analyse en décisions de montage, réaliser la compression et l’automatisation de la mise en ligne vers un site dédié.

shanghai 02

ENJEUX CONCEPTUELS

Trouver une dynamique intéressante et adéquate portant sur les rapports entre le territoire, son interprétation cinématographique et ses diverses formes de représentation (cartographique, filmique)
→ Travailler sur les décalages entre la réalité visible (la peau, les actions urbaines) et l’interprétation libre (liée au point de vue, au concept de tournage ou à la technique de prise de vues);
→ Chercher à condenser les enjeux d’un espace donné à travers des détails et une obsession ciblée
→ Chercher à traiter d’une problématique en “ouvrant” le propos, lui même basé sur un contenu spécifique (local): garder à l’esprit que les médias devraient pouvoir fonctionner dans d’autres espaces et contextes que celui d’origine (”transplantation” d’images).

Mettre en scène, stocker et stimuler le travail de mémoire (mémoire vécue, mémoire enregistrée, mémoire travaillée).
→ Faire travailler la mémoire des réalisateurs en les invitant à fonctionner par liens: avec les images déjà existantes, avec la perception du territoire vécu, avec le fonctionnement narratif du système de montage;
→ Parier sur la mémoire des monteurs: la mémoire spatiale (placement des médias sur la carte) et la mémoire des liens (via les métadonnées) sont indispensables à la bonne indexation dans la mémoire de stockage (disque dur). A noter que la mémoire spatiale est plus importante que la mémoire temporelle (contrairement au montage classique);
→ Chez le visiteur, favoriser la “projection” d’un film mental lors du parcours (grâce au son et au module embarqué) et donc à la mise en mémoire (émotionnelle) du parcours. Cette mémoire est ensuite “réveillée” lors du visionnement du film juxtaposant le parcours sur la carte - puis il lui sera possible d’intervenir sur la film (encore objet) en ajoutant des extraits de sa propre mémoire…

shanghai 03